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PARTAGE ! Neolink revient sur la dernière publication CNIL

Le comité de prospective de la CNIL publie Partage, une analyse sur la notion de partage dans le monde numérique. 

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Pourquoi et comment les individus partagent-ils ? Les contreparties sont-elles toujours claires ? Quelle valeur donner au partage ? L’étude de la CNIL porte son regard sur l’économie collaborative, à travers l’appétence nouvelle du «partage de soi» dans notre société numérique. A l’heure où le partage devient créateur de valeur nouvelle, émergent de nouvelles problématiques liées aux données individuelles et à la notion de propriété de ces données.

Que partage t’on et pourquoi ?

Si la notion de partage a toujours existé, le numérique apporte une nouvelle dimension à cette pratique. Selon, les contributeurs de Partage, trois périodes se dessinent autour de ces nouvelles pratiques :
– La forme pionnière du partage qui s’inscrit davantage dans une culture du don où les contributions se destinaient surtout aux biens communs (ex : linux, wikipédia).
– Le web 2.0 (à partir des années 2000) marqué par une nouvelle forme de partage « données contre services » et l’âge de la e-réputation (réseaux sociaux, moteur de recherche, pagerank).
– L’essor de l’économie collaborative qui s’extrait du champs web et impacte l’ensemble des activités commerciales ou non (arrivée des Moocs, crowwdfunding, plateforme de services type Blablacar, Uber…).

Que partage l'individu - rapport CNIL

Partager des liens, des contenus, des biens et des services : les relations se font avec des cercles toujours plus larges et tous s’accordent pour dire que l’échange a désormais une valeur sociale, économique et politique.

Partage et contreparties

Dans cette étude, le comité de prospective de la CNIL pose la question de la liberté de chacun et de l’équilibre entre l’intérêt individuel, l’intérêt collectif et l’intérêt privé des acteurs économiques.
La société numérique met à mal l’idéologie propriétaire et individualiste de nos sociétés. Mais à qui profite cette nouvelle économie du partage ?
Se pose également la question de l’appartenance de ce qui est partagé.  Une fois sur le réseau social et donc dans la sphère publique, un contenu n’appartient plus simplement à celui qui l’a partagé mais tend à contribuer à l’intérêt général de la communauté.
Ainsi dans le domaine de la santé, les données partagées sont exploitées au nom du progrès scientifique pour profiter au plus grand nombre. Dans quel cas, la personne pourrait-elle refuser de partager ses traces si la finalité est vouée à l’intérêt général et dès lors que les contreparties ont été explicitées (conditions d’utilisation,  consentement…).

plateforme etude CNIL

Partage et valeur intimement liés

La notion de « plateforme » en tant que dispositif technico-économique de distribution de valeurs dépasse l’enjeu de la simple mise en relation. La valeur des données partagées est davantage liée à l’intérêt qu’elles suscitent auprès d’un public qu’à leurs propriétaires spécifiques. Si la valeur « données » est considérée comme l’or noir de l’économie du XXI siècle, les individus en réseau le sont aussi.  La donnée isolée n’a que peu d’utilité, mais reliée, croisée, combinée, elle constitue un nouvel enjeu de pouvoir.

Face à ces nouveaux enjeux, une politique du partage est à inventer. Il s’agira d’imaginer de nouveaux leviers de régulation  face à d’éventuels déséquilibres issus de cette nouvelle société de partage.

Lire l’intégralité du cahier Partage 


Les activités du Pôle innovation au sein de la CNIL
Le pôle publie une étude prospective tous les 18 mois (cahiers innovation et prospective) et propose un regard différent sur des sujets émergents, porteurs d’enjeux pour la vie privée et les données personnelles. Ce ne sont pas des juristes mais davantage des experts aux profils et horizons variés qui apportent leur point de vue sur l’éthique du numérique.

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